Des enfants autonomes… à 4 ans ?

enfant qui traine valise

Des enfants autonomes… à 4 ans ?

Ont dit que le jeu est l’activité la plus importante des enfants en bas de 5 ans. Qu’il faut les laisser jouer et apprendre par eux-mêmes. Qu’il ne faut pas les faire vieillir et les responsabiliser trop vite. Nous jugeons parfois certaines cultures où les enfants doivent laver leur propre linge ou bien faire à manger à partir de 2 ans. Mais si le chemin de l’autonomie et de la responsabilisation passait par le jeu, aussi créatif que de faire des « splash » dans la boue? Si chaque enfant a son propre caractère et que pour certains, leur jeu d’enfant est de faire le ménage, le lavage, la vaisselle? Est-ce trop jeune à 4 ans?

Dans notre cas, sans même stimulation associée à l’autonomie, notre plus vieux de 4 ans en a fait son jeu préféré. Il aime le soccer, mais n’en raffole pas. Toutefois, il adore faire les choses lui-même. Par ricochet, nous l’impliquons de plus en plus. Depuis déjà deux ans, il choisit son linge le matin et parfois celui de son frère de 2½ ans. Il prépare son déjeuner et celui de son frère. C’est drôle de le voir traîner sa petite chaise et monter littéralement sur le comptoir de cuisine pour sortir les bols et assiettes. On le laisse faire, c’est son jeu!

enfant autonome

Il utilise le micro-onde lorsqu’il choisit de manger du gruau pour déjeuner, il range sa vaisselle, il prend sa douche seul, il lave ses mains seul après les repas et brosse ses dents automatiquement (pas besoin de lui demander). Il passe le balai et la balayeuse. Pour le rangement des jouets, ce n’est pas encore dans ses préférences… mais c’est ok.

En regardant la situation froidement, nous réalisons que nous avons indirectement stimulé cette préférence en associant l’ensemble des tâches ménagères à un jeu et en valorisant l’entraide. Depuis son très jeune âge, nous avons fait des jeux autour de la routine. Aujourd’hui, c’est payant! Ça devient naturel et agréable pour lui. Un jeu. On verra pour le plus jeune qui a un autre « type » de caractère…Un petit joufflu enjoué, voir surexcité, qui détruit l’ensemble des initiatives de son grand frère tout en gardant le sourire et en riant. C’est un autre sujet!

Revenons : l’autonomie dès le jeune âge. À vrai dire, une anecdote particulière nous a fait réfléchir et appris à mieux connaître notre fils :

Nathan venait d’avoir 4 ans. Nous sommes à la maison avec Mamie et Papi de Trois-Rivières et en sommes rendus au café. Nathan nous souffle dans l’oreille qu’il veut partir à Trois-Rivières avec Mamie et Papi pour 5 journées. En le regardant drôlement, nous lui disons « OUI » en pensant que Mamie et Papi vont dire « NON ». Et pourquoi 5 journées? Pourquoi pas 4 ou 7? Ça sort d’où? Et pourquoi veux-t-il partir?

Donc, Nathan dit, en mettant ses deux petites mains sur ses hanches : « Mamie, Papi, est-ce que je peux aller avec vous à Trois-Rivières pendant 5 journées? »

Papi, en regardant mamie, répond : « Bien sûr mon amour, mais ça dépend de tes parents! »

Maman, avec des yeux immenses et inquiets, finit par répondre : « Ben heuuuu oui… Est-ce ok avec vous? Est-ce que vous avez l’énergie nécessaire? Est-ce que vous pouvez aller au parc à chaque jour? C’est important pour Nathan! Est-ce que vous avez des légumes à la maison et des fruits? Est-ce que vous avez du gruau avec 25% de fer? »

Papi se fait rassurant : « Ben oui, sans problème. »

Papa, excité d’être libre pendant 5 jours, dit : « Go Nathan! »

C’est à ce moment précis que la vague d’autonomie est arrivée.

Nathan court dans sa chambre et ferme la porte. 5 minutes plus tard, il en ressort avec deux valises. Une valise avec 5 culottes, 5 chandails, 5 pantalons, 5 paires de bas, 5 pyjamas, une doudou et un toutou. L’autre valise avec des livres à colorier, des crayons, des collants, des casse-têtes, des petites autos et un jeu de « cherche et trouve ».

Il dépose les valises dans l’entrée, enfile ses souliers et son manteau et s’exclame : « Mamie, Papi, nous partons maintenant, êtes-vous prêts? Papi, est-ce que ma brosse à dents est encore chez vous? Papa, SVP, est-ce que tu peux mettre mon vélo dans l’auto? Aussi, tu dois installer mon banc d’auto, c’est pour la sécurité? OK!! Allez GO on y va! Je suis prêt pour partir 5 journées. »

Le café était à peine servi !! Nous le regardions stupéfaits. Il venait tout juste d’avoir 4 ans quand même!! Il y a des moments dans la vie que nous n’oublierons jamais et pour nous c’est cet instant. Nous avons appris à connaître Nathan et avons réalisé que la vie change très vite. Qu’il quittera probablement la maison avant 18 ans pour un long voyage ou tout simplement pour partir en appartement pour faire son propre ménage!

La pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre… n’est-ce pas ?!?!

Entrepreneur: qui, quoi, comment, où, pourquoi?

20160512_091930Ça me fait toujours bizarre quand je me fais demander ce que je fais dans la vie. Si je répondais comptable, coiffeuse, productrice ou bibliothécaire, ça serait plus simple, il me semble. Les gens auraient tout de suite une image en tête. Alors qu’entrepreneure, au contraire, c’est vague, nébuleux, ça vient avec des questions. Entrepreneure de quoi ? Dans quel domaine ? Quel est ton chiffre d’affaires ? Combien d’employés et de points de vente as-tu ? C’est d’autant plus complexe que je n’étais pas destinée à cette carrière. Après neuf ans, j’ai encore souvent le syndrome de l’imposteur. Je n’ai pas étudié pour être entrepreneure. Je l’apprends « sur le tas », comme beaucoup d’autres que je connais.

Ça fait quoi une entrepreneure ? Pour tenter de répondre à cette question que je me fais poser, j’ai pensé vous décrire une partie de ce à quoi ressemble mon travail :

Un coup de balai suivi du coup de téléphone client : La liste des tâches à faire est variée et infinie. Je touche à tout, ou presque. Marketing, comptabilité, ressources humaines, maintenance, entretien, service à la clientèle, ventes, gestion… c’est parfois étourdissant, mais jamais ennuyant ! Avec le temps qui passe et les super employées qui se sont ajoutées à notre équipe, la macro gestion est désormais la bienvenue. Maintenant, je prends le temps de m’informer, sans exécuter toutes les taches. Je me tiens au courant, mais je délègue une part du travail et je fais confiance aux gens qui travaillent avec moi.

Zéro routine : Je ne prends jamais la même route. Même si j’ai des objectifs, le tracé pour m’y rendre peut dévier, s’arrêter, faire un détour ou même prendre une voie d’accélération. Je dois m’adapter à ce que je ne peux pas contrôler. Mais j’adore le fait de ne pas savoir ce qui va réellement se passer dans la journée. Tout peut arriver !

Liberté : Je suis le capitaine de mon navire. Je le conduis à la vitesse désirée, lorsque je le veux. Même avec les échéanciers et les objectifs fixés, il y a toujours moyen d’organiser mon horaire. Gym, présence auprès des enfants, dîner avec une amie… Il s’agit de jouer à Tetris avec mon agenda. Avec un peu de volonté, ça rentre ! Mais j’ai appris avec le temps que la tête a besoin de repos. On pense à notre entreprise 24 h sur 24. On ne « punch » jamais à 17 h ! Alors j’essaie la méditation et la lecture comme exutoire.

Faire face à la compétition : On peut la détester – c’est la voie la plus facile. J’ai plutôt choisi de la remercier. Elle me donne des ailes pour innover, pour me dépasser. La compétition sera toujours là pour me rappeler de ne pas m’assoir sur mes lauriers. Je ne mets pas d’énergie à la regarder de proche, mais j’y jette un coup d’œil de loin, en me disant : « on peut faire mieux ! » Pas si facile… mais j’essaie fort !

Problèmes ou défis ? : Chaque semaine apporte son lot de mauvais moments. Si on s’y attarde et que l’on est quelqu’un qui a tendance à voir le verre à moitié vide, on se dit que « ça va donc ben mal ! » Mais c’est tellement normal. Être entrepreneur, c’est s’exposer à une foule de petits ou de gros irritants, car on gère nous-mêmes TOUS les départements de l’entreprise. Le logiciel comptable fait des siennes ? Il y a un défaut dans la couture d’une production de pantoufles ? Il y a un retard de paiement à la CSST, un cockatil Molotov chez le locataire d’à côté, un ordinateur portable volé ? Tout doit être géré. Alors, autant voir l’ensemble de ce qui arrive comme des défis ou même comme des opportunités à saisir.

Décisions, décisions et décisions : Beaucoup de questions, beaucoup d’avenues, beaucoup de choix. Il n’y a pas de chemin tout tracé ni de marche à suivre établie. Parfois, j’aimerais avoir des instructions Ikea pour faire face à une situation. Avec le plan Ikea, on se creuse la tête pour comprendre, mais on y arrive. Et en plus, il reste des vis ! Ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça avec une entreprise ! Avec le temps, j’ai appris que si la réponse ne vient pas naturellement, je mets la question sur la glace. Parfois, la réponse vient par elle-même, parfois, elle arrive pendant la nuit ou sous la douche. Mais il faut l’attendre. Rien ne sert de précipiter les choses si elle n’apparaît pas. Et pour les grosses décisions, la réponse est à l’intérieur de nous, il faut la laisser monter et faire taire la tête.

L’argent : Notre relation avec l’argent est influencée par une foule de facteurs, mais en grande partie par notre enfance et par l’éducation que l’on a reçue. Pour ma part, j’ai peur des dettes, alors que pour faire croître son entreprise, il faut utiliser l’argent des autres. Heureusement, gérer les finances aussi ça s’apprend ! J’ai vécu des stress dernièrement par rapport à l’argent et j’en ai parlé à d’autres entrepreneurs. « Bienvenue dans le club ! », m’a-t-on dit. On est pas mal tous dans le même bateau. La gestion de la trésorerie et la planification financière, c’est tout un challenge ! Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide et des conseils et ce, pas juste pour l’argent.

Avoir une vision globale : Autrement dit, mettre la loupe de côté et utiliser les longues vues en haut de la montagne. En tant qu’entrepreneure, si je fonctionne comme une automate et que je porte mon attention uniquement sur le moment présent et sur les tâches à accomplir jour après jour, je me trompe royalement. À tout moment, je dois être capable de cliquer sur le – de ma carte Google interne pour voir l’ensemble de l’œuvre. Je dois prendre le temps de m’arrêter pour m’assurer que les décisions prises sont cohérentes avec mes valeurs, avec ma vision à long terme et avec celle de l’entreprise.

Plaisir : J’essaie d’en avoir dans tout ce que je fais. Il y a des périodes plus difficiles que d’autres. En ce moment, par exemple, je vis une période de fatigue accumulée. J’essaie donc de mettre mon énergie sur les aspects agréables et plaisants de mon entreprise, comme la créativité :  créer des produits, des étiquettes, des visuels, choisir les tissus, écrire ce texte… Si le reste peut attendre, je choisis le plaisir.

La liste pourrait s’allonger : discipline, savoir communiquer, connaître ses chiffres, la passion, persister, bien s’entourer, les fluctuations du marché.
Peut-être un prochain texte…

Pour moi être entrepreneur c’est bien plus qu’un métier, c’est un mode de vie!

Enchantée de vous rencontrer!

foulards AH 10 004J’aime les salons et événements! Comme Glup n’a pas de pignon sur rue, ce sont les seules occasions où je peux vous rencontrer, vous chères clientes. Et croyez-moi, j’en profite! Lorsque vous visitez mon kiosque, sachez que, devant vous, vous avez une personne qui s’intéresse beaucoup à vous. Je vous observe gentiment et sans jugements. J’observe vos réactions, la façon dont vous touchez les accessoires et dont vous lisez l’étiquette, les couleurs qui vous attirent… Je vous écoute aussi. Je prends en note vos questionnements sur les grandeurs, les fonctions, les tissus, le look… Et j’ai juste le goût de passer une heure avec chacune d’entre vous pour vous transmettre ma passion et écouter vos commentaires. Je suis une passionnée. Lorsque je parle de Glup à quelqu’un, mes yeux s’illuminent et les paroles s’enchaînent à un rythme accéléré, alors que ma voix est une octave plus haut qu’à l’habitude! J’aime mon entreprise et j’ai juste le goût de vous la faire aimer aussi.
J’aurais aussi envie de connaître toutes vos histoires, vos prénoms, ceux de vos enfants, vos passions, vos joies, vos peines. J’aimerais connaître vos quotidiens, savoir d’où vous venez, ou vous allez… Bon, on s’entend que ça ne s’y prête pas vraiment lors d’un salon, mais comprenez que l’être humain m’intéresse au plus haut point. C’est pour ça aussi le blogue, Facebook, Instagram, Pinterest, et j’en passe ; pour interagir le plus possible avec vous et créer des liens. N’hésitez jamais à nous écrire, on vous lit assurément et avec beaucoup d’intérêt. J’ai une entreprise empreinte d’humanité, qui emploie des femmes extraordinaires et fait affaire avec des sous-traitants que j’adore, qui crée des accessoires de haute qualité pour vos bébés, qui eux, ont la chance d’avoir des mamans exceptionnelles comme vous.
Je vous aime chères clientes. Au point où je vais probablement ouvrir une boutique bientôt pour vous voir plus souvent. Au point où j’invente des concours sur Facebook vous demandant des réponses à développement pour avoir le plaisir de vous lire. Au point où j’ai un onglet « commentaires » dans ma boîte de réception de courriels où chaque message reçu de vous est gardé précieusement et pris en considération. Au point où les idées que vous me donnez voient le jour et sont mises en marché.
Une de mes plus belles valorisations, en tant qu’entrepreneure, c’est de vous voir intéressées par Glup et son parcours et de vous voir repartir avec mes accessoires dans vos sacs, le sourire aux lèvres, bien convaincues d’avoir fait une bonne affaire, et avec raison 😉
Je viens de terminer le Ottawa Baby Show. Vous étiez une clientèle vraiment incroyable! Je serai au Salon Maternité Paternité Enfant de Montréal et de Québec dans le prochain mois et, même après huit ans à faire ces salons, j’ai hâte!
À bientôt!  Et merci d’être dans ma vie! alex soirée éco-glam

Concours : Obtenez une paire de billets pour Le salon Paternité Maternité Enfants de Montréal ou Québec en répondant à la question suivante dans les commentaires Facebook ou du blogue: Quel moment de la journée appréciez-vous le plus?

Se choisir une vitesse

J’étais sur l’autoroute du marché du travail. Devenue productrice à l’âge de 27 ans, après avoir enfilé à grande vitesse les métiers de coordonnatrice, de régisseuse puis de directrice de production, ça roulait assez vite et bien. Ma réputation était bonne : j’avais un poste permanent, un bon salaire, de belles possibilités d’avancement. Bref, tout y était pour me bâtir une carrière solide. Je roulais donc avec une belle vitesse de croisière sur une belle autoroute bien droite… puis est venu mon premier garçon lorsque j’avais 30 ans. Arrêt complet pour 1 an. Méchant changement de rythme, vous en conviendrez !

103 (2)Un an plus tard, je suis retournée sur l’autoroute, à la poursuite de ma carrière, le bureau rempli de dossier, après avoir laissé le petit à la garderie. Première constatation : la route n’était pas aussi droite qu’avant mon congé de maternité et je ne roulais plus aussi vite qu’avant. Il y avait maintenant plusieurs obstacles auxquels je devais faire face.
Il était terminé le temps où ça pouvait retarder en salle de montage et que je devais rester avec le client. Il fallait maintenant partir chercher le petit ou discuter avec mon conjoint pour comparer nos horaires et déterminer lequel de nous deux avait la réunion la plus importante.
Si le petit était malade et que ça ne « fittait » pas avec journée de tournage, je devais trouver une gardienne. Je ne pouvais pas déplacer la journée d’un tournage prévu depuis des semaines, avec un gros budget, des clients et une équipe complète et je ne pouvais pas non plus me faire remplacer. Méchant sentiment de culpabilité que de savoir ton enfant fiévreux dans les bras d’une presqu’inconnue alors que tu es assise derrière une table avec des clients à regarder une équipe tourner un bol de céréales aux framboises desquelles on a enlevé tous les poils à la pince a épiler (c’est pour faire beau). C’était ma réalité, comparable à celle de centaines de mamans qui concilient travail-famille.
Du coup, j’avais remarqué quelques changements dans mon attitude au travail. Je fuyais maintenant le « small talk » et les discussions de photocopieuses. Puisque je voulais que chaque minute soit maximisée afin de partir le plus tôt possible chercher mon garçon, le social devenait un obstacle à éviter. J’ai donc commencé à diner à mon bureau en travaillant. Et que dire du trafic! Il m’enlevait du temps de qualité avec mon fils. Chaque minute passée dans la voiture en était une de moins à voir mon fils grandir et se transformer, cinq soirs par semaine.
Puis est venu mon deuxième enfant. Sauf que pendant ce congé de maternité, j’ai eu une idée que j’ai décidé de commercialiser avec ma sœur Isabelle : un petit foulard-bavoir qui remplace le bavoir traditionnel. Glup était né, nous avions créé une compagnie ! J’ai alors fait face à un gros dilemme : faire grandir la compagnie ou retourner à ma carrière de productrice. Le premier choix impliquait de ne pas avoir de salaire pendant quelques années, sans compter le risque que ça ne fonctionne pas et le risque de ne pas me retrouver un emploi aussi payant et stable dans mon domaine, si c’était le cas. Mais ce même choix impliquait aussi de voir grandir mes enfants, d’être là pour eux lorsqu’ils sont malades ou que la garderie ferme, d’aller les chercher à la sortie de l’école ou tôt à la garderie pour passer plus qu’une heure par soir avec eux, de prendre le temps de bien faire les choses sans être toujours à la course et de travailler en linge mou dans le confort de mon sous-sol.
J’ai donc laissé de côté ma carrière pour tenter ma chance, même si je crois maintenant qu’on la « fait » sa chance. Avec ma sœur Isabelle, nous avons travaillé beaucoup, mais toujours dans le plaisir, pour bâtir cette compagnie qui me rend heureuse à chaque jour. Être entrepreneure me comble plus que je ne l’aurais imaginé. Parfois, les plateaux de tournage, les gens de ce milieu que je côtoyais et le gros salaire me manquent, mais c’est passager. Je n’échangerais pas cette belle vie que je me suis créée. Je l’avoue : je m’amuse, parfois même, je « joue » à travailler !
Après maintenant huit ans, je confirme que j’ai pris la bonne route. L’autoroute est devenue une belle route de campagne d’où je peux admirer les paysages et où je peux m’arrêter quelque fois pour prendre une bouffée d’air, mais surtout, avoir une qualité de vie incomparable. Bien sûr, je n’ai plus le même salaire ni le même train de vie, mais ce n’est rien comparé au bonheur de voir mes enfants grandir près de moi et d’avoir suivi mon cœur, mes valeurs et la poursuite d’un grand rêve : devenir entrepreneure ! Ce rêve me permet d’être libre, d’avoir du plaisir et de contribuer à la société. Je crois que j’ai fait le bon choix.
Je connais quelques mamans de mon entourage qui ont changé de carrière après l’arrivée de leurs enfants ou qui veulent le faire. D’autres ont dû trouver des solutions pour concilier le travail et la vie familiale ou tout simplement mettre leur carrière en veilleuse. Et vous ? Avez-vous passé par quelques phases de remises en question ?

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Je consomme, donc je suis

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Il y a déjà un bon moment que l’idée d’écrire un blog sur le budget familial nous trotte dans la tête. C’est un sujet délicat pour plusieurs couples. Un sujet qui amène souvent des chicanes longues et pénibles. C’est aussi notre cas. Et les chicanes deviennent plus sérieuses lorsque les enfants entrent en jeu. Nous avons deux styles et philosophies budgétaires clairement opposés.

Côté femme : aucune dette, des placements, du couponing et quelques dépenses farfelues (juste 40 vernis à ongles et l’ensemble des palettes de couleurs de maquillage Lancôme). C’est tout de même la fourmi du couple.

Côté homme : dettes d’études, marge de crédit, des REER, mais c’est lui la cigale.

Femme dit à homme : Mais pourquoi est-ce que tu as trois paires de souliers bruns? Et pourquoi tu as six chemises blanches?

Homme dit à femme : Je suis un peu serré cette semaine pour payer l’hypothèque, je pense à utiliser la marge de crédit. C’est simple, c’est moi qui paye tous les restaurants. Je dépense bien plus que toi, c’est normal.

Femme dit à homme : Tu fais presque le double de mon salaire et je paye les dépenses 50% avec toi… Comment tu peux être serré? Tu vas capoter lorsque nous allons faire nos impôts. As-tu pensé aux nouveaux frais de garderie? As-tu mis un CELI de côté en cas d’urgence?

Bref, des discussions que nous voulons éviter. Comment trouver l’équilibre? Quelle est LA solution pour VOIR la couleur de notre argent?

Au mois de janvier, nous avons osé. Ah ! Le mois de janvier ! LE mois de tous les rêves ! De toutes les promesses et aspirations ! C’est durant cette période cruciale de l’année que l’on établit le plan pour l’année. Perdre du poids, faire de l’exercice, passer plus de temps avec la famille, brosser le chat plus souvent, chialer moins souvent et j’en passe.

C’est aussi le mois le plus déprimant parce que la carte de crédit et le réveil brutal des fêtes se font sentir. Pourtant avec deux jobs, comment peut-on se sentir ainsi  »serré »?

On vit pourtant simplement. Non ? Peut-être pas…

Qu’est-ce qui nous différencie de nos parents et de ce qu’ils ont vécu à notre âge ? La pression sociale ? Non, c’était aussi présent.

Comment est-ce que nos parents pouvaient jongler avec un seul salaire ? Beaucoup de mères étaient à la maison. À ce jour, ils vivent néanmoins une bonne retraite et voyagent beaucoup. De notre côté, nous ne savons même pas si nous aurons assez d’argent à la retraite. On souhaite donc que nos fils soient entrepreneur d’une multinationale ou médecin avec triple spécialisations pour payer notre résidence soleil.

Pourquoi cette différence avec nos parents ? Est-ce la diversité des occasions de dépenser de l’argent ? Non, c’était présent aussi.

On peut aussi mettre ça sur le dos de la société actuelle qui est basée sur la surconsommation. Elle place l’épargne dans les priorités assez loin. Un voyage en famille, une soirée dans un resto avec un chef au nom connu ou plus de REER ? Un REER, un CÉLI ou un SUV? Un CELI de XX $ par mois ou un compte à la SAQ de xx $ par mois ?

Pour y arriver, c’est un peu comme n’importe quel problème. Il faut d’abord admettre qu’il y a un problème. Pour nous, en ce beau mois de janvier, ça été de faire le difficile, pénible et peu amusant budget. Oui, le mot qui commence par B. De l’écrire c’est déjà lourd. Le faire ? 10 fois pire. On a pris notre courage à deux mains, ainsi que les relevés des quatre derniers mois pour constater que certaines dépenses n’avaient aucun sens. C’est une photo budgétaire que nous devrions TOUS faire. Un « reality check » tellement important et somme toute, tellement facile à faire. Des milliers d’outils gratuits existent pour nous faciliter la vie. Ou simplement le bon vieux Excel.

Dans notre cas, notre fichier Excel nous a expressément dit que nous étions trop festifs et que bientôt nous n’allions plus festoyer très fort en continuant ce rythme effréné : les postes budgétaires restaurant, cadeaux pour amis et SAQ n’avaient clairement pas de sens pour un couple avec enfants. Le pire là-dedans, c’est que quelque part, nous le savions. De le voir, ça fait mal, mais ça aide à enligner les priorités et à prévenir les catastrophes. Vraiment, de constater que nous avions dépensé xx $ en restaurant dans l’année nous a « flabergasté ».

Parce qu’honnêtement, après avoir fait le tour de plusieurs « bons » restaurants et bu de très bon vins, il n’y a eu que très peu de fabuleuses découvertes qui ont valu la dépense. Et encore là, était-ce la nourriture en tant que telle ? Était-ce le service sensationnel ? Était-ce plutôt le moment et les gens avec qui on le partage ? D’admettre que c’est plutôt le moment et les gens démontrent que ce flot ininterrompu de dépense fait mal. Ce que l’on aurait pu faire d’autre avec ce même montant. Bon ! C’est fait ! Ça ne sert à rien de se morfondre.

Leçons apprises : la simplicité ne rend pas moins heureux. Avec tout le talent et l’enthousiasme que l’on a, faire ses propres expériences culinaires et les partager avec les gens que l’on apprécie est de loin plus gratifiant. Le portefeuille ne s’en portera que mieux. Et que dire des simples soirées au restaurant avec les enfants !

Côté budget, nous avons donc décidé de couper dans ce qui est inutile pour nous : restaurants les soirs de semaine (l’auto « animalerie » du St-Hubert est ben belle et les 4 croquettes ben bonnes, mais 75$ la fois…c’est trop) et faire notre lunch le midi. Pour ce qui est de la SAQ, nous irons à la SAQ dépôt à la place, tout en respectant un prix à la bouteille plus raisonnable (parce qu’il y a de bons vins en bas de 20$). Enfin, nous allons dépenser moins en cadeaux. Un budget fixe et aussi plus raisonnable. Pour les cadeaux d’enfants, nous aimerions prôner les cadeaux de deuxième main comme nous le faisons déjà avec nos enfants.

Nous croyons que le plus important est de se fixer des objectifs réalistes et de suivre les résultats. Il faut faire le budget trimestriellement. De la bonne musique, une bonne tisane (ou un verre de vin si l’on s’attend à une mauvaise surprise) et le tour est joué.

Saurons-nous maintenir le cap ? À suivre. Mais on va continuer à dépenser… c’est comme une drogue. Faut juste mieux le faire et tenir à nos objectifs :

1. Réduire les dépenses de restaurants :
a. Éviter les restaurants les soirs de semaine
b. Limiter les restaurants avec les enfants (rendre la sortie unique et non routinière)

2. Réduire les dépenses de SAQ
a. Pas d’alcool la semaine
b. Aller à la SAQ dépôt
c. Faire des recherches sur les bons vins en bas de 20$

3. Réduire les dépenses cadeaux
a. Allouer un budget par enfant
b. Allouer un budget pour les fêtes d’amis (enfants / adultes)
c. Allouer un montant pour les cadeaux d’hôte

Souhaitez-nous bonne chance et communiquez nous vos bonnes idées !

Partage d’une lettre qui vous fera voyager

J’ai ouvert un courriel ce matin qui contenait une lettre écrite par mon oncle Renaud. Renaud est le mari de ma formidable tante Loulou (Sonora pour les moins intimes) la soeur de mon père. Renaud, je l’ai toujours admiré pour sa classe, sa bonté, son charisme, sa créativité mais aussi pour ses talents de raconteur et d’écrivain.

Ma famille et moi avons eu la chance de faire partie d’un groupe d’une quarantaine de personnes partant pour Cuba pour une semaine dans le temps des Fêtes. Quelle belle expérience. A mon plus grand bonheur, Renaud et Loulou étaient du voyage.
Je vous laisse constater par vous mêmes à travers la plume de mon oncle que j’adore à quel point nous avons vécu un moment merveilleux. Merci la vie…12510360_10154529933303636_1381992616292017080_n

Varadero : Impressions de vacances
Renaud Hyppolite
Mercredi 6 Janvier 2016
Je ne sais si je dois dans cette chronique utiliser le terme vacances pour évoquer cette merveilleuse semaine du 28 Décembre 2015 au 4 Janvier 2016 passée à Varadero. Étant retraité de la Cardiologie depuis maintenant tout près de trois ans, j’ai pris l’habitude de me considérer en permanence de vacances. Peu importe, sept jours au soleil dans le Sud, les pieds dans le sable, et suprême effort à fournir, celui de se rendre à la salle à dîner pour manger ou au bar pour se faire servir un mojito. Faut être de mauvaise foi pour trouver à se plaindre.
De prime abord ce n’était pas une évidence de se convaincre du succès de cette aventure avec un groupe de plus de trente personnes. La toute première surprise a été de ne pas m’apercevoir du temps écoulé entre l’invitation de Véronique le 15 0ctobre et ce moment fébrile du matin 28 Décembre où on s’est tous retrouvés corps et bagages à l’aéroport. L’atmosphère est joyeuse. On immortalise le grand moment par des selfies, sorte de provisions pour nos futures défaillances mémorielles. Mais le miracle s’est produit d’abord par la magie de l’instigatrice de cette belle aventure Véronique qui, par son sourire, son calme, sa jovialité a su créer et maintenir cette belle et miraculeuse cohésion ambiante entre trente quatre individus qui pour certains ne se connaissaient qu’à peine, ou pas du tout. Merci Véro pour nous avoir organisé toutes ces belles et intéressantes activités. On n’oubliera surtout pas cette mémorable journée à la Havane qui a commencé tôt le matin à 9 heures dans l’autobus avec guide et chauffeur à notre disposition, pour s’achever tard le soir dans un retour ensommeillé vers une heure trente du matin. D’aucuns garderont en souvenir la saveur du délicieux Pina colada dégusté à l’apéro dans une ambiance festive où le piano nous enchantait de ses airs qui transpiraient la joie de vivre. Mais personne n’oubliera ce souper servi sur la terrasse du dernier étage du fameux Hotel Ambos mundos, lieu mythique s’il en est, pour avoir hébergé durant des années ce géant de la littérature américaine Ernest Hemingway.
Sur un plan plus personnel, étant à notre vingt sixième visite dans cette île, Loulou et moi avons été agréablement impressionnés de constater à quel point La Havane renait peu à peu de ses cendres, et semble retrouver la splendeur perdue de ses superbes édifices. Mais plus qu’un simple maquillage des façades, on sent battre de fierté et d’espoir le cœur de ce peuple si attachant et méritoire. On semble palper dans la population une fraicheur, une nouvelle vitalité qui augure bien pour le futur.
Un conseil pour ceux d’entre vous qui aurez l’occasion d’y retourner : Prenez le temps de faire une visite au cimetière de cette ville. Ce n’est peut- être pas un mausolée de l’histoire cubaine, ni ce dernier repos des Grands Hommes à l’instar du Père Lachaise de Paris. Mais la visite en vaut le détour pour la munificence et la richesse des édifices funéraires. Et surtout pour découvrir certaines coutumes et autres pieuses mythologies qui auréolent l’atmosphère de ce lieu singulier. C’est un jardin merveilleux qu’habite le cœur du peuple cubain. Allez-y si vous en avez l’opportunité, ne serait-ce que pour saluer au passage les restes du conte Pierre Lemoyne d’Iberville qui y reposent.
Autre suggestion, s’il vous reste du temps, allez le perdre en faisant la queue pour entrer dans ce temple mythique qui a pour nom : La bodeguita del Medio. Vous aurez l’opportunité d’y graver votre nom à côté de ceux de moult célébrités. Et si vous savez écouter, peut-être que vous entendrez résonner la voix envinée de Hemingway ou fuser le rire nerveux de Brigitte Bardot, ou mieux encore vous laisser bercer par la chaude voix de Nat King Cole ou la musique d’un dernier poème de Pablo Néruda. Peu importe, n’oubliez pas d’y déguster la boisson phare du lieu : un Mojito.
Mais revenons à nos moutons : Le séjour à l’hôtel. Tout a commencé par l’agréable surprise promotionnelle de l’hôtel Arenas Blancas à son voisin le Barcelo Solymar. Ce n’est peut être pas le grand luxe des nouveaux hôtels qui poussent à chaque année le long de la presqu’île, mais pour les amants de la plage quel délice à fouler ce sable fin d’une blancheur à faire pleurer par sa luminosité. Et le soleil a été au rendez-vous jusqu’à notre départ salué comme des larmes par quelques gouttes de pluie. Il faut croire que la Nature aussi s’est faite complice de notre séjour.
Mais il y avait avec nous d’autres complices qui ont sans conteste contribué à l’agrément de ce séjour. Ils ont pour noms : Victoria, Flore, Anaïs, Nan, Morgane, Fanny, Jeanne, Axel, Gabou, Marie Lou, Chloé, Charlotte, Christophe. Cette belle jeunesse lumineuse qui par ses rires, son espièglerie, ses bouffonneries, sa fraîcheur, a embaumé notre séjour d’un parfum de jouvence. Merci pour votre folle sagesse.
Au nom du groupe et de droit d’ainesse je me permets de décerner le titre de Couple de la semaine à Sara et Safar qui ont de si belle manière fait participer à cette folle aventure le futur bébé que Sara porte avec un si gracieux et naturel abandon. Merci Bébé d’avoir été si sage.
Un dernier merci à tout un chacun du groupe et un en particulier à Patrice, mieux connu sous la dénomination « Chum de Véronique ». Ton livre « En cas de Bonheur » de David Feonkinos m’a permis de survivre au supplice quotidien de la chaise longue à demi protégé du soleil tropical. C’est que mon cher Patrice, en tant qu’antillais j’ai l’allergie solaire imprimée dans mes gênes. Heureusement que le sable fin, la lumière, la brise et la beauté des corps qui bougent sur la plage prêtent à la rêverie et à la poésie. Je terminerai donc ces impressions de vacances sur une note poétique inspirée par cette superbe plage de Varadero
Allongé sur ma chaise de plage
La tête dans les nuages,
J’admirais en rêvant
L’horizon au Levant.
Un mince filet d’or
Au loin traçait le décor
De la nouvelle journée
Qui s’annonçait ensoleillée.
J’en étais là de mes rêveries,
Quand mes yeux ahuris
Cessèrent de compter mes orteils.
Comme dans un songe, à tire d’aile
Entre mes pieds en V écartés,
Une paire de fesses anonymes vinrent se loger.
Dans ma tête se mit à danser soudain
L’horizon au rythme d’un cha-cha cubain.

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Je vous souhaite plaisir, folie, fous rires!

magie
Essayez de vous souvenir des émotions que vous viviez enfant, alors que la magie de Noël se faisait sentir, repensez à l’excitation et à la fébrilité que vous ressentiez alors… Je vous souhaite de vous mettre à fond dans cet état-là. C’est si agréable de retrouver cette sensation candide qui nous allège le coeur et l’esprit. Parfois, cette sensation ne nous traverse le coeur qu’une toute petite seconde, comme une petite chaleur qui nous remplit de bonheur. Je vous souhaite de vous en imprégner le plus souvent possible en ce temps des fêtes. Mettez un peu votre cerveau d’adulte de côté et remplacez-le par votre coeur d’enfant. Laissez-vous aller au plaisir, à la folie, aux fous rires!
Pour plusieurs, le temps des fêtes est cependant rempli d’appréhensions : vous avez peut-être perdu des êtres chers dernièrement ou vous vivez des difficultés de toutes sortes et, évidemment, tout cela ne s’efface pas et ne disparait pas l’espace du temps des fêtes. Sachez que vous pouvez quand même donner un peu de répit à votre esprit, en prenant une pause de vos peines, de vos inquiétudes. Je vous souhaite d’être serein, de prendre le temps de vous occuper de vous et de voir l’avenir avec optimisme. La vie est bien faite. Tout change, lâchez-prise et détendez-vous un peu. Vous avez le droit d’avoir l’esprit à la fête, l’esprit libre de toute pensée négative. Je vous souhaite du beau et ensuite, la vie va suivre son cours… vous verrez 😉
Je vous souhaite aussi :
– De regarder un enfant vivre la magie de Noël. Ça se traduit souvent par un regard émerveillé sur le sapin illuminé, par une belle fébrilité avant la fête, par des sautillements alors que les invités arrivent, par l’excitation avant d’ouvrir un cadeau si précieux, par un gros câlin parce qu’il vous sent « enfin » plus relax et disponible… Et maintenant, imitez-le!
– De faire la paix avec…vous et de VOUS donner beaucoup d’amour. Le reste suivra…
– De danser un « slow » collé ou de donner une longue accolade à un être cher.
– De ne pas avoir d’attentes et d’être dans le moment présent, totalement.
– De mieux connaître les gens que vous croyez connaître en leur posant des questions différentes et en étant totalement présent pour écouter les réponses, de façon à vivre une connexion bien sentie. Créez-vous des bulles de partage.
Finalement, j’en profite pour vous remercier d’être là. Vous êtes des milliers à nous lire et je reçois beaucoup de beaux commentaires et d’encouragements pour ce blogue. En 2016, je continuerai d’écrire et de partager de merveilleux textes de mes si précieux collaborateurs. Parce que derrière Glup, il y a une volonté de s’impliquer dans la communauté, de partager et de faire du bien.
Joyeuses fêtes magiques…

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Le défi moderne des femmes. Conjuguer ambition et maternité.

Ma soeur Isabelle 041640c2-1602-4a42-9d9c-0711bffda6e8je l’admire! Elle a écrit un livre. Elle est allé au bout de son projet et ça a été une belle aventure pour elle. Je l’ai lu d’une traite et j’ai adoré. Je lui ai demandé de faire une rétrospective de son cheminement d’écriture ici sur le blogue. J’aimerais vraiment connaître votre opinion dans nos commentaires sur ce sujet qui nous touche toutes sans exception.  Bonne lecture.   Psst: Je vous fais tirer 2 livres sur notre page facebook

 

En novembre 2014, une éditrice m’approchait pour que j’écrive un livre. Elle me suivait à Salut Bonjour dans le cadre de mes chroniques et se disait que je devais avoir beaucoup de choses à dire. Ça faisait déjà un bon moment que l’idée d’écrire un livre me trottait dans la tête. C’est quoi déjà le dicton: demandez et vous recevrez. Quand un cadeau vous est offert sur un plateau d’argent, vous dites merci et vous l’acceptez. C’est ainsi qu’a débuté cette belle aventure du défi moderne des femmes. Dès le départ, je savais de quoi j’avais envie de parler. Mon expérience de mère de quatre enfants qui tente de conjuguer son rôle de mère et les nombreux projets qui la passionnent était au coeur de mon propos. J’avais accumulé une certaine expérience d’écriture à travers mes blogues, sur le site de Yoopa, que j’écrivais depuis deux ans mais j’étais loin de me douter de l’ampleur de la tâche qui m’attendait. Ernest Hemingway a écrit: « La chose la plus difficile dans l’écriture d’un livre c’est de le finir ». Il a tellement raison. Toutes les raisons sont bonnes pour se sauver de la lourde tâche. Ce qui m’a beaucoup aidé dans ce cas-ci c’est d’avoir une date butoir. Mon objectif a toujours été de sortir le livre a temps pour le Salon du livre de novembre 2015. J’ai douté jusqu’à la dernière minute que j’allais y arriver. Comme j’en étais à ma première expérience, je ne savais pas qu’une fois le plan monté, les idées trouvées et le premier jet d’écriture terminé le travail ne faisait que commencé…

Ce que je retiens le plus de mon expérience c’est l’introspection que demande le processus d’écriture. Je ne suis pas la même personne qu’il y a un an alors que je débutait le projet. En écrivant sur un sujet qui me tenait autant à coeur, j’ai fait d’énormes prises de conscience. Mon regard sur les femmes a changé. J’ai longtemps été dans le jugement et la comparaison en ce qui concerne les autres femmes. Je dirais que maintenant je suis beaucoup plus dans la curiosité et l’admiration. J’étais à la recherche d’une recette miracle que je pourrais montrer aux gens une fois que je l’aurais trouvé, pour me rendre compte à travers mes rencontres avec de nombreuses femmes de tous les milieux qu’il n’existe pas de bons ou mauvais modèle. Chaque femme, je devrais dire chaque couple, trouve celui qui lui convient et devient créatif et inventif dans le tumulte du quotidien. C’est magnifique de voir à quel point tout est possible quand on se donne le droit d’être là où on veut être.

Tout au long du processus d’écriture, comme une mère j’ai douté. Je me suis questionnée; quelle est mon intention, à qui je m’adresse, qui dit ça et pourquoi je le dis? Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre l’écriture et mon rôle de mère. Je ne dis pas que le livre est comme un de mes rejetons, mais mon rapport à lui est semblable sur certains points. La chose la plus difficile fut, selon moi, de laisser aller mon livre et d’accepter qu’il était prêt à voler de ses propres ailes et que je ne pouvais plus rien y faire ni changer pour l’instant. Je comprends les auteurs qui traînent des oeuvres inachevées au fond de leurs tiroirs. Une oeuvre n’est jamais terminée tant qu’on ne la laisse pas aller. Cette oeuvre ne sera jamais parfaite, il y a toujours quelque chose qu’on pourrait travailler, améliorer, fignoler… Mais il arrive un moment où il faut se dire ça suffit! Accepter avec humilité d’être aller au bout de soi à ce moment précis. Advienne que pourra, ce livre ne m’appartient plus. Il vole de ses propres ailes. Poursuivra-t-il son chemin avec vous? Trouvera-t-il un second souffle en votre présence? Puisse-t-il vous rejoindre et vous toucher où que vous soyez dans vos vies!

Isabelle Pagé

De la poudre de lutin ? Hein !

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poudre de lutin

De la poudre de lutin ? Hein !

Ghislain : Tu viens d’acheter quoi là ?

Émilie : De la poudre pour le lutin de Noël !

Ghislain : C’est quoi cette affaire-là ?!? (Noter que nous avons dû censurer les paroles exactes pour que le texte corresponde à un contexte de blogue familial).

Émilie : Eh que tu es négatif ! C’est la madame de la pharmacie qui m’a dit que c’était la super tendance ! En fait, c’est la madame de la pharmacie qui a pris la main de Nathan pour lui montrer la poudre. Je n’avais pas le choix là !

Ghislain : Bon ! Encore une patente qu’il faut acheter. Acheter des cadeaux, ce n’était pas suffisant ! Ben non ! Pour soutirer de l’argent, si je m’appelle Wal-Mart, qu’est-ce que je fais ? Ah ! Je le sais, je vais vendre des #$$@$ de lutins, pis de la poudre magique de lutin ! Les parents vont acheter ça parce qu’on ne voudra pas que notre enfant soit le seul enfant du CPE à ne pas avoir son « very own magic » lutin qui mange de la « very magic powder ». (Noter que par souci d’économie de pixel, nous avons résumé la réponse puisque Ghislain a continué sur sa lancée au moins 10 minutes. Il a même regardé les ingrédients de la poudre #$$@$).

Émilie : De toute façon, tu peux chialer autant que tu veux, j’en ai acheté.

Ghislain : @#% !

Ghislain : Mon niveau de bonheur est très bas en ce moment.

Émilie : C’est pour nos enfants ! Ça fait partie de la magie de Noël !

Ghislain : Je ne pensais pas dire ça si tôt, mais dans mon temps, il n’y avait pas de poudre de lutin, pis Noël était magique pareil.

Émilie : Pfffff laisse faire.

Ghislain (agite le drapeau blanc).

Après une courte recherche, il était possible de constater que :

1— Il y a effectivement un engouement pour le lutin de Noël. C’est même épeurant.

2— Plusieurs parents y vont de leurs suggestions, conseils sur ce que ledit lutin pourrait accomplir comme tour.

3—La tâche dure 24 jours pour un parent bien dressé.

4- Ça peut être drôle de faire exécuter des tours au lutin.

5- Le concept a été revampé au Saguenay (Ben oui, un lutin qui dit Là-Là).

Pour des raisons non évidentes à éclaircir, Ghislain à décider d’embarquer à pieds joints dans le train du lutin de Noël. Oui oui, Ghislain….

Pourquoi ? Très simple, parce que c’est le fun de revenir en enfance et de faire des mauvais coups. Ça nous fait rire et on relax ! C’est encore plus drôle de voir la réaction des enfants le matin. Ca commence tellement mieux une journée. Et c’est encore plus drôle de dire à nos enfants :  « Soyez tranquilles sinon le lutin ne va pas bouger cette nuit ! »

En résumé, que vous décidiez de faire vivre le lutin ou non, il faut le faire pour les bonnes raisons et s’amuser dans le processus.

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La peur des monstres

monstresMes nuits se suivent et se ressemblent, mes insomnies ont fait place à celles de mon garçon.

Le résultat est le même, je suis là à regarder un curseur qui clignote et m’attend que dis-je, me défie : Enwoye Bouthillette, t’es même pas game de l’avouer, t’es un menteur.

Vestige d’une visite dans une maison hantée à l’halloween où tout le monde s’est vraiment donné, mon grand garçon se réveille la nuit en me disant qu’il a peur des monstres. Son petit corps tremble encore et je sais que dans son esprit, il a frôlé la mort ce soir encore. J’hésite entre jouer les super-héros qui font fuir les monstres ou maintenir la ligne éditoriale que l’on s’est donné.

Sois sans craintes Elliot, les monstres n’existent pas.

Je te le dis, je te l’explique et je caresse tes cheveux doucement pour te rassurer, mais même autant de logique et d’amour n’auront jamais le dessus sur ton imagination. Tu nous fais des dessins de ces monstres que tu t’imagine et qui te font même rire en plein jour. Un seul œil ou trois, trop de bras ou pas du tout, d’un simple coup d’œil un monstre ça se reconnaît.

Je te le dis Elliot, les monstres n’existent pas.

Par ton regard en coin et ta lèvre qui tremble je sais que tu ne me crois pas et tu fais bien, mais je n’ai juste pas le courage de te parler des monstres comme on les croise sans le savoir. Si j’en avais le courage, je t’expliquerais le monde dans lequel tu grandis, tu saurais que les créatures que tu dessines n’existent pas, mais notre monde regorge tout de même de monstres bien plus terrifiants qu’une grande créature étiolée sans bras dans les teintes de mauve.

Notre monde Elliot, regorge malheureusement de monstres qui revêtent des idéologies économiques, sociales ou religieuses au détriment de vies humaines. Dans notre monde, les monstres portent des Lire la suite